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  • : Un blog personnel les pieds dans l'actualité avec des images, des dessins de presse, des commentaires sur la politique et autres, mais également avec mes coups de coeur (notamment cinéma et livres). L'humour sera bien sûr au rendez-vous !
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Vendredi 27 juin 2008


"Change we can believe in" = le changement auquel on peut croire... Ces derniers temps, le vin de Barack Obama s'est troublé de nombreuses gouttes d'eau. Entre revirements à 180°C et prises de positions contestables, le candidat démocrate semble vouloir ratisser bien au centre et éviter que ses adversaires lui colle l'étiquette de gauchiste en herbe.

Extraits d'un article du Point sur la question :

"(...) Il y a eu d'abord son virage à 180 degrés sur la question du financement de sa campagne présidentielle. Barack Obama s'était publiquement engagé à faire campagne sur fonds publics, et avait proposé à son adversaire républicain de se rencontrer pour définir des règles du jeu saines, dans le but d'éviter que les tombereaux d'argent déversés par les groupes parallèles qui soutiennent les candidats sans faire partie directement de leur campagne - on les appelle les groupes 527, d'après la section du code électoral qui les autorise -, ne fassent une fois de plus de l'argent un des éléments principaux du scrutin.

Mais dès qu'il a été assuré de la nomination de son parti, il a fait savoir qu'il n'accepterait pas le financement public de sa campagne, qui aurait limité celle-ci à 84 millions de dollars. Il deviendra ainsi le premier candidat à une présidentielle à rejeter les règles du jeu adoptées après le scandale du Watergate, et à devenir le "candidat à 500 millions de dollars", budget estimé total de la campagne qu'il va mener.
Les raisons qu'il a invoquées pour justifier son revirement ne tiennent pas vraiment la route.

(...) Les médias ont haussé les sourcils, et quelques éditorialistes l'ont sévèrement critiqué pour avoir trahi sans hésiter les efforts de ceux qui tentent de réformer le financement des campagnes afin que le poids de la richesse y soit moins sensible. Mais la majorité a haussé les épaules, voire a applaudi la manoeuvre, sur le thème "la fin justifie les moyens". Après tout, Obama a démontré ce faisant qu'il est bien décidé à gagner par tous les moyens, et c'est bien tout ce que veulent ses partisans.

En sortant du système public, il est assuré d'écraser McCain de sa force de frappe financière. Il espère collecter 300 millions de dollars et se donner ainsi les moyens d'attaquer son adversaire à coup de bombardements publicitaires en tapis et d'armées de militants dans les cinquante États. McCain, qui a déclaré qu'il accepterait pour sa part de se limiter aux 84 millions de fonds publics, risque fort d'être noyé sous ce déluge de dollars, même s'il peut dénoncer un rival qui "a trahi la parole qu'il avait donnée au peuple".

Plus problématique est le soutien apporté Barack Obama à la nouvelle loi sur les écoutes électroniques (FISA) (...) Le sénateur de l'Illinois avait pris l'engagement de s'opposer à cette loi, qui étend les écoutes électroniques de l'Agence de sécurité nationale (NSA) et accorde une immunité rétroactive aux compagnies de télécommunications ayant collaboré avec des écoutes et interceptions de communications ordonnées par le président Bush, en violation de la loi. Cet autre virement de bord a provoqué la fureur d'une partie des internautes militants de la gauche démocrate, les "netroots", qui accusent Obama de trahison pure et simple.

(...) Bref, Obama a mis beaucoup d'eau dans la rhétorique du "changement auquel on peut croire", qui avait été son leitmotiv pendant les primaires. L'homme nouveau endosse des habits de plus en plus classiques de politicien de la vieille école de Chicago. C'est évidemment de bonne stratégie, car la présidentielle se gagne au centre. Mais il y a quand même un risque pour Obama à passer brutalement des grandes odes lyriques au "changement" et des promesses d'une "politique différente" à une stratégie classique, qui est bien plus au centre qu'à gauche. Il risque de brouiller son image aux yeux de ceux qui ont été séduits par sa rhétorique et de faire retomber la vague d'enthousiasme que sa candidature a suscitée dans une partie de l'électorat, en particulier les jeunes."

article complet ici.

En outre, on peut évoquer deux prises de positions récentes de Barack Obama qui illustrent son changement de ton. Il a notamment applaudi la décision de la Cour suprême qui autorise le port d'armes à Washington ou bien affirmé qu'il était pour la peine de mort "dans des circonstances très étroites pour les crimes les plus haineux". Bien du changement donc, mais pas vraiment celui auquel on était en droit de s'attendre...

par Etienne Roche publié dans : International
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Mercredi 18 juin 2008
Petite revue de presse concernant le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama et son adversaire républicain John MacCain :

- les nouveaux conseillers en politique étrangère d'Obama dans L'Express

- la différence de conception de la sécurité nationale entre les deux opposants dans La Tribune

- les ambiguïtés d'Obama concernant la question israëlo-palestinienne sur Rue89
par Etienne Roche publié dans : International communauté : Communauté de l'opposition
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Dimanche 8 juin 2008


Hillary Clinton a réuni samedi 7 juin ses partisans dans le hall du Musée National du Bâtiment à Washington. Des milliers de sympathisants de l'ex-First Lady sont venus l'acclamer. H.Clinton a annoncé à l'occasion qu'elle suspendait sa campagne et soutenait Barack Obama en déclarant : "Aujourd'hui, je suspends ma campagne, je félicite M. Obama pour sa victoire. Je lui apporte mon plein soutien".

Cette déclaration est un pas sur le chemin de la réunification du parti démocrate qui s'est déchiré pendant les longs mois des primaires. Certains partisans de Clinton ont continué à siffler le nom d'Obama pendant le discours de soutien de l'ancienne candidate. Le chemin de la-dite réunification est donc sinueux... Hillary Clinton a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de faire campagne avec ferveur pour son ex-challenger. " La seule manière de continuer le combat...est de mobiliser toute notre énergie, notre passion et notre force pour aider Barack Obama à être élu président des Etats-Unis ".
par Etienne Roche publié dans : International communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 5 juin 2008

Obama a remporté mardi la primaire démocrate. Il est donc certain d'obtenir l'investiture du parti.
Devant lui, une immense travail de réunification à mener car le parti s'est déchiré pendant plusieurs mois entre lui et Hillary Clinton qui pourrait, selon certaines rumeurs, former un ticket avec lui bien que d'autres démocrates soient également souvent cités pour la place de vice-président.
Barack Obama entre maintenant dans la "vraie" campagne qui l'oppose à John MacCain, le candidat des républicains.
Hillary Clinton apportera son soutien officiel au candidat démocrate dès samedi. Dans une lettre à ses partisans, mercredi 4 juin, elle reconnaît sa défaite et leur demande de soutenir son ancien challenger bien qu'elle ne se soit pas encore officiellement retirée de la course.

Dès mardi soir, les réactions ont été nombreuses aux Etats-Unis. La secrétaire d'Etat Condoleeza Rice, pourtant républicaine, a affirmé qu'une la désignation d'un candidat métis montrait à quel point les USA étaient "un pays extraordinaire".
Le cinéaste George Lucas a comparé Obama à "un héros" pour "tous ceux d'entre nous qui ont des rêves et de l'espoir".

En France, Ségolène Royal a immédiatemment réagi. Voici ses propos :

"Je suis très heureuse du beau succès de Barack Obama à l'issue des élections primaires américaines et je tiens à lui adresser mes félicitations les plus chaleureuses. Je l’avais soutenu dès le départ, avant même qu’il ne devienne favori. C'est un choix historique, celui d'un porteur d'espoir qui a prouvé, durant ces primaires âprement disputées, qu'il incarnait pour son pays un formidable désir de changement et d'avenir. Il incarne l’Amérique d’aujourd’hui et de demain, l’Amérique métissée. Il a massivement mobilisé les jeunes, de toutes origines.

Aux Etats-Unis, le 4 Février dernier, je me suis mêlée à la foule d'un de ses meetings à Boston et j'ai vu la ferveur que suscitait son message auprès d'Américains de tous âges et de toutes origines, fraternellement unis.

De tous les procès instruits contre lui, Barack Obama a su faire une force sans jamais se laisser aller à répondre aux coups bas. Sa campagne populaire et citoyenne, son parti-pris de rassembler, sa capacité à faire bouger les lignes sans sectarisme, sa fermeté sur des valeurs fondamentales ont réconcilié avec la politique beaucoup de ceux qui s'en étaient détournés, à commencer par les plus jeunes.

A l'inverse de tant de responsables politiques qui se disent expérimentés, il a eu, sur l'intervention américaine en Irak, un jugement lucide et c'est, pour en finir avec les errements des années Bush, un atout de poids.

Je lui souhaite aujourd'hui d'avoir, pour l'épauler dans la campagne qui s'ouvre, un Parti soudé à ses côtés car c'est une des conditions de la victoire."

Du fait de la fin des primaires, je supprime la page les concernant dans la colonne de gauche.


par Etienne Roche publié dans : International communauté : Communauté de l'opposition
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Mercredi 23 avril 2008
En remportant avec 55% la primaire de Pennsylvanie selon les premières estimations, Hillary Clinton se remet en selle pour l'investiture démocrate s'accordant une belle avance de dix points sur son challenger Barack Obama.

Une défaite dans cet Etat aurait certainement mis fin à tout espoir pour elle étant donné que Barack Obama la devance dans tous les domaines (chiffres cités par Libération) : nombre de délégués (1650 contre 1508), nombre d'Etats (28 contre 17) et nombre de voix (13,3 millions contre 12,6). Cependant, H.Clinton a remporte tous les "grands Etats" tels que New York ou la Californie ce qui lui donne un avantage symbolique vu le nombre de votants concentrés dans ces régions pour la présidentielle elle-même.

La campagne des primaires américaines a été rythmé par des déclarations assez déroutantes aussi bien de Barack Obama qu'Hillary Clinton. Le premier a par exemple sous-entendu que John MacCain (le candidat républicain) serait moins pire que G.W. Bush (ce qui est plutôt maladroit dans une campagne qu'on compte gagner) et Hillary Clinton a affirmé qu'elle n'hésiterait pas à "réduire à néant" l'Iran si ce pays attaquait Israël (un vocabulaire si belliciste n'est pas forcément bienvenu vu les tensions internationales actuelles). L'ex-première dame a également intégré une vidéo de Ben Laden dans son dernier de clip de campagne... Pas toujours du meilleur goût...

La confrontation Barack vs. Hillary est donc loin d'être finie alors que se profilent les primaires dans encore 9 états. H.Clinton a réuni 3 millions de dollars de plus, grâce à Internet, au lendemain de sa victoire en Pennsylvanie - elle qui avait tant de mal à lever de nouveaux fonds ces derniers temps - preuve que sa candidature est bien relancée. L'investiture sera accordée à l'un d'entre eux en août...

Petite revue de presse :

Clinton se relance dans la course à l'investiture démocrate - Libération
Le match sans fin entre Hillary et Obama - Courrier International (citant le Washington Post)
Clinton affirme que les USA pourraient "réduire à néant" l'Iran - La Tribune (citant Reuters)
par Etienne Roche publié dans : International
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Lundi 7 avril 2008
   
    Il ne reste plus que 10 primaires aux Etats-Unis pour la désignation des candidats aux présidentielles.

    Côté républicain, plus de surprise : John MacCain demeure le seul en lice.

    Côté démocrate en revanche, les choses sont plus incertaines. Hillary Clinton aurait 1502 délégués à la convention du parti tandis que Barack Obama aurait le soutien de 1637 d'entre eux (selon le site indépendant RealClearPolitics). Rappelons que pour s'assurer à coup sûr l'investiture, l'un des deux doit atteindre 2025 délégués.

    La primaire de Pennsylvanie aura lieu le 22 avril. Hillary Clinton est donnée gagnante par les experts, sans que cela lui permette de combler son retard sur son concurrent. L'ex première dame a du subir une démission dans son équipe : Mark Penn, le stratège de sa campagne et fidèle du couple depuis 1996, a en effet quitté le navire (en savoir plus).

par Etienne Roche publié dans : International
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Mercredi 27 février 2008
obama-clinton-cropped.jpg



Les primaires de l'Ohio et du Texas ont lieu dans moins d'une semaine, le mardi 4 mars. La tension monte entre Hillary Clinton et Barack Obama à quelques jours de ce vote crucial.










Petite revue de presse :

"Les démocrates sont à un cliché près" - 20 minutes

"Obama et Clinton s'opposent sur le thème de l'assurance santé" - NouvelObs

"Obama et Clinton se rendent coup pour coup" - Libération

"Présidentielle 2008 : passe d'armes entre Clinton et Obama" - Europe 1


N'oubliez pas de faire un tour sur cette page qui présente de manière succinte les candidats aux primaires américaines.   
par Etienne Roche publié dans : International
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Vendredi 22 février 2008
    25edc5a8-dee4-11dc-9220-7eb43644f932.jpg...et Barack Obama favori, suite à dix victoires consécutives dans différents Etats. Il a aujourd'hui une avance d'une centaine de délégués sur Hillary Clinton.

    Clinton l'a bien compris, elle qui hier soir, lors d'un débat télévisé, a lancé plusieurs piques à son concurrent, notamment sur le prétendu plagiat de certaines de ses formules, empruntées à Deval Patrick. "Si votre candidature s'appuie sur les mots, alors il doit s'agir de vos propres mots", a déclaré la sénatrice de New York. Se moquant avec ironie du slogan de campagne d'Obama, elle a affirmé qu'il s'agissait pas "du changement en lequel vous pouvez croire, mais du changement que vous pouvez photocopier". Ce à quoi Obama a répondu : "La notion que j'ai plagié quelqu'un qui est mon co-directeur de campagne qui me donne les grandes lignes de mes discours est simplement stupide". Il a ensuite ajouté :"les gens ont en assez de ces stupidités".

    La tension monte côté démocrate alors que les scrutins de l'Ohio et du Texas se rapprochent, et les 370 délégués en jeu lors de ces primaires. L'équipe d'Hillary Clinton sait que ce scrutin est décisif, jusqu'à son mari, Bill, qui a déclaré lors d'une réunion publique au Texas : "Si elle gagne le Texas et l'Ohio, je pense que (Hillary Clinton) sera la candidate du parti démocrate en novembre. Si vous ne vous prononcez pas pour elle alors je pense qu'elle ne pourra pas être la candidate du parti". Effectivement, Hillary Clinton doit absolument refaire son retard lors de cette consultation, sinon elle pourra remballer tracts et banderolles, et sera bien forcé de quitter le navire des primaires. Elle ne l'exclut pas d'ailleurs, comme le confirme sa déclaration émue lors du débat avec Obama hier soir : "Quoi qu'il arrive dans cette course, c'est un honneur, c'est un honneur pour moi d'être ici avec Barack Obama. C'est vraiment un honneur".

    Je vous invite à consulter cette page qui présente de manière concise les différents candidats au primaires américaines, et celle-ci qui résume le fonctionnement des élections présidentielles aux Etats-Unis. En photo, il s'agit de Barack Obama et Hillary Clinton (et John Edwards sur la droite) lors de l'anniversaire de naissance de Martin Luther King, en janvier.
par Etienne Roche publié dans : International
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Mercredi 13 février 2008
Gov_Romneyfree_image-798232.jpg    Mitt Romney a  annoncé il y a une semaine qu'il n'était plus candidat à la candidature pour représenter le parti républicain aux élections présidentielles aux Etats-Unis.
    Le richissime homme d'affaires n'a pas dit clairement quel candidat républicain a ses faveurs.
    Lors de son dernier discours, il a comme à son habitude critiqué la France.







    Petite revue de presse :
"Le retrait de Mitt Romney propulse John McCain vers l’investiture" - Libération
"Le républicain Mitt Romney jette l'éponge" - Le Monde
"Mitt Romney termine sa campagne comme il l'a débutée" - Agoravox
par Etienne Roche publié dans : International
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Mercredi 13 février 2008
    En septembre 2005, le Jyllands-Posten publiait des caricatures du prophète Mahomet. Cette publication avait déclenché un tollé chez les musulmans.

    Dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 février 2008, 3 personnes (un Danois d'origine marocaine et deux Tunisiens) ont été interpellés afin d'empêcher un "meurtre lié au terrorisme" selon le service de renseignements de la police danoise.

    Les 3 individus aurait envisagé un attentat contre Kurt Westergaard, l'un des douzes dessinateurs qui avaient caricaturé Mahomet. Il est l'auteur du dessin le plus controversé qui représentait le prophète avec un turban en forme de bombe sur la tête.

    Le projet d'attentat a été condamné par toute la classe politiques danoise, ainsi que par le président de la communauté islamique danoise, Kassem Ahmad, qui a déclaré : "Il y a la liberté d'expression au Danemark (...) et cela ne sert pas notre cause que certains veulent se faire justice eux-mêmes".
par Etienne Roche publié dans : International
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