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  • : Un blog personnel les pieds dans l'actualité avec des images, des dessins de presse, des commentaires sur la politique et autres, mais également avec mes coups de coeur (notamment cinéma et livres). L'humour sera bien sûr au rendez-vous !
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Catégories d'articles

Mercredi 2 juillet 2008
Valse avec Bachir (fiche allociné)
*****
Poignant. Ce "documentaire d'animation" à tout d'un chef-d'oeuvre : une réalisation audacieuse et magistrale, une esthétique originale et appropriée, et puis forcément, le récit... Terrible mais incontournable guerre du Liban, et les flots de sang qui sont sa conséquence. Ames sensibles s'abstenir, la réalité est toujours plus violente que la fiction... On valse bien volontiers avec Ari Folman, qui nous délivre en outre, une brillante réflexion sur  la mémoire et le souvenir.



Phénomènes (fiche allociné)
*****
Sympa. Shyamalan est un habitué des films sensations. Il ne déçoit pas, même si le film laisse un peu sur sa faim... Réalisé avec brio, correctement interprété, plutôt bien écrit, Phénomènes évoque des suicides en série, dont la seule explication crédible semble être que la nature se révolte contre l'homme... On se laisse emporter par le maestro Shyamalan dont l'acuité est étonnante.





Speed Racer (fiche allociné)
*****
Coloré. Je ne peux pas dire que j'ai été déçu par Speed Racer étant donné que je m'attendais à voir une bouse. De ce côté là on est plutôt bien servi, les Wachowski nous avaient habitué à bien mieux (et de loin...). Alors, certes, visuellement, le film fait un pas en avant. Mais que de couleurs et de lumières (de quoi vous coller un bon mal de crâne...) pour pas grand-chose. Au final on a l'impression d'avoir vu un mauvais dessin-animé. Autant revoir le Cars de Pixar, c'est plus drôle et moins moralisateur...



Le monde de Narnia - Le Prince Caspian (fiche allociné)
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Epique. Le nouveau Narnia rempli son contrat. Plus sombre (au sens propre comme figuré) que le précédent volet, le Prince Caspian arrive à nous entraîner avec lui. Certaines images sont d'une qualité esthétique indéniable et les paysages sont d'une beauté à couper le souffle. La réalisation et les effets sont brillants. Le propos quant à lui reste toujours un peu mièvre, quoiqu'un peu plus mature dans ce deuxième chapitre. Ne boudons pas notre plaisir, voilà un bon film pour s'échapper.



Bons baisers de Bruges
(fiche allociné)
*****
Déroutant. Surfant sur un humour cynique et politiquement incorrect fort plaisant, ma foi, le film est porté par des comédiens au poil (Colin Farrell et Brendan Gleeson les premiers), et une réalisation sans chichi. Le montage quant à lui n'aurait pas souffert d'un peu plus de punch. Tant pis, on rit quand même, et on se divertit tout en abordant des questions essentielles comme l'apparence, l'altérité, le suicide... Le tout est en outre berçé d'un brin de surréalisme et de noirceur décapante et décalée. A voir.
par Etienne Roche publié dans : Cinéma
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Mercredi 16 avril 2008

Taken
(date de sortie : 27 février 2008)
de Pierre Morel
avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen
*****

Taken est un bon film d'action, bourré de clichés et de raccourcis certes, mais au rythme enlevé et à l'interprétation magistrale. Les faiblesses qui plombent certains dialogues sont vite compensées par des scènes d'action réalisées avec brio. Liam Neeson est parfait en héros violent, à la recherche de sa fille enlevée. Il donne juste assez de profondeur à son personnage pour rendre l'ensemble crédible. Le scénario quant à lui souffre d'un manque de style, mais tient la route malgré ses incohérences (si fréquentes dans ce genre de films). Il est soutenu par une réalisation qui, si elle ne révolutionne pas le genre, assure la tenue du film sur la longueur et nous réserve des scènes assez palpitantes, quoique très violentes.
Les fans de films d'action ne seront pas déçus du voyage, les autres peuvent s'en priver sans peine...



Disco
(date de sortie : 2 avril 2008)
de Fabien Onteniente
avec Frank Dubosc, Emmanuelle Béart, Gérard Depardieu, Samuel Le Bihan
*****

Disco, retrouvailles entre Onteniente et Dubosc après Camping, ou comment ne jamais parvenir à faire un film vraiment comique... Dubosc s'en donne à coeur joie sans jamais ariver à nous emmener totalement avec lui, sauf peut-être dans les derniers instants du film où semble enfin se créer une émotion un peu plus tenace. Béart, Depardieu, Citti, Le Bihan et Nanty, fidèles à eux-mêmes, tentent de donner à leur personnage le maximum de crédibilité et d'envergure. On appréciera l'effort et la justesse de certains par moments. Mais Disco repose sur un scénario aussi faible qu'inconsistant, et ne peut pas s'appuyer sur un écriture juste et drôle, à notre grand dam... Certes, on appréciera la bande-son qui sent bon la nostalgie et certaines idées, mal exploitées cependant, mais on ressort avec une seule idée en tête : Onteniente, trouve toi un BON scénariste et arrête de vouloir écrire tes scénarios avec Dubosc ! Cela nous épargnera le mal aise face aux gags qui font flops, le jeu surfait de Francky et autres sensations de manque de cohérence...

par Etienne Roche publié dans : Cinéma
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Dimanche 6 avril 2008
1966 : "La Grande Vadrouille" devient le plus gros succès de l'histoire du cinéma français.

2008: le film de Dany Boon, "Bienvenue chez les Ch'tis ", prend un ticket pour battre le record.

La limite des 17.270.676 entrées, détenue, donc, par la comédie avec Louis de Funès, devrait être franchie ce dimanche à la dernière séance, selon un responsable de la distribution chez Pathé.

"Nous ne sommes plus qu'à quelque 85.000 entrées du record, nous devrions le battre mais pas de façon colossale, peut-être de 5 à 10.000 entrées", a-t-il précisé, ajoutant: "On n'en sera sûr que lundi à la mi-journée."

A l'affiche de 906 salles en France "Bienvenue chez les Ch'tis", qui joue avec les clichés véhiculés sur le Nord de la France et ses habitants, avait engrangé mardi soir, selon les derniers chiffres publiés, le chiffre impressionnant de 16.700.121 entrées en cinq semaines d'exploitation.

source : europe1.fr

par Etienne Roche publié dans : Cinéma
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Vendredi 1 février 2008
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Astérix aux Jeux olympiques

(date de sortie : 30 janvier 2008)
de Thomas Langmann et Frédéric Forestier
avec Benoît Poelvoorde, Alain Delon, Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Stéphane Rousseau...

*****

78 millions d'euros de budget, une campagne marketing de 20 millions d'euros, des stars en-veux-tu-en-voilà, une sortie sur 5000 écrans en Europe le même jour... Mais un film loin d'être à la hauteur du précédent volet, Mission Cléopâtre, de l'excellentissime Alain Chabat.
 
    Alafolix (Stéphane Rousseau) est amoureux de la princesse grecque Irina (Vanessa Hessler, la blonde de la pub Alice), promise à Brutus (Benoît Poelvoorde), le fils de Jules César (Alain Delon). Par défi, Irina annonce qu'elle offrira son coeur aux gagnants des Jeux Olympiques, qui réunissent les athlètes de toutes les contrées de l'empire romain : Grèce, Egypte, Germanie, Hispanie, Rome et bien sûr la Gaule, représentée par Alafolix, Astérix (Clovis Cornillac) et Obélix (Gérard Depardieu). Brutus et les Gaulois vont donc s'affronter dans diverses displines pour départager le gagnant (dont une course de char type F1).

    On attend forcément beaucoup d'un film avec autant de moyens financiers et une telle pléiade d'acteurs. Et bien le compte n'y est pas vraiment. On a le droit à de très beaux plans de paysage lors de la scène d'introduction, à une ampleur de la mise en scène et des effets visuels, à la présence de décors somptueux... Mais côté scénario et dialogues, on est proche du degré zéro ! Les gags font flop, les dialogues manquent de rythme et le tout manque cruellement d'une cohérence globale.
    La séquence de la course de char traîne en longueur et manque de suspense, et ce n'est pas la présence de Schumacher dans un char rouge qui rattrape le tout. Certaines scènes de parodie (surtout de Cyrano de Bergerac) sont assez divertissantes. La scène du balcon, ou Obélix souffle son texte à Alafolix qui tente de séduire la princesse, est l'une des plus drôles du film. La séquence finale, qui réunit en guest stars Jamel Debbouze, Amélie Mauresmo, Zinédine Zidane ou encore Tony Parker, est finalement la plus amusante de l'ensemble.
    Côté interprétation, c'est très inégal, et souvent surjoué. Delon est plutôt amusant dans son numéro d'autodérision narcissique ("Avé moi"), Depardieu est juste dans son jeu d'Obélix, Poelvoorde est détestable en Brutus, et certains petits rôles (Dubosc en Assurancetourix, Francis Lalanne en Francix Lalannix, Alexandre Astier en Malosinus, bras droit de Brutus, et Elie Semoun en juge Omega, notamment) sont assez croustillants. Mais d'autres acteurs, tel Cornillac en Astérix ou José Garcia en Couverdepus, surjouent sans jamais trouver tout à fait le bon ton, grossissant le trait à outrance. Sans oublier le manque de consistance de certains personnages, dû en grande partie à l'écriture (Alafolix, Irina,...) et dont les interprètes tentent tant bien que mal de leur donner un peu de justesse.
    Bref, si Mission Cléopâtre est le genre de films qu'on peut voir plusieurs fois sans s'ennuyer et dont les 14 millions d'entrées lui ont assuré une certaine pérennité, tel ne sera probablement pas le cas d'Astérix aux Jeux Olympiques, qui joue plutôt sur le tableau "incroyable farce" tout en restant un divertissement à voir...à la télé.
par Etienne Roche publié dans : Cinéma
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Mardi 29 janvier 2008
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La Tourneuse de pages
(date de sortie : 9 août 2006 - DVD chez TF1 VIDEO)
de Denis Dercourt
avec Deborah François, Catherine Frot, Pascal Greggory
*****
   

    La tourneuse de pages, ou comment la rancoeur et le désir de vengeance mélés à la passion et l'admiration peuvent mener au tourment.

    Un récit qui semble à priori inconsistant, à lire les résumés qui en sont faits. Et pourtant, une fois la machine en place, son efficacité laisse songeur. Je me suis rendu à la séance avec un préjugé, juste au demeurant : le film sera lent (pour ce qui est de l'anecdote j'étais seul dans la salle). Cependant, cette lenteur n'est qu'une devanture : la tourneuse de pages laisse un réel goût de lucidité froide, ou serait-ce de froideur lucide ?

    Denis Dercourt est minutieux. Il reconstruit les normes cinématographiques sans jamais tomber dans le piège du trop. Sa mise en scène, classique, tient de l'épure. Sa justesse la rend péremptoire. Dercourt maîtrise comme rarement chaque aspect de son film, du cadrage aux couleurs, avec le souci permanent du détail. Jamais les codes de la forme n'auront autant servi le fond : le classicisme et la rigidité reflètent parfaitement la froideur du récit, et celle induite, des personnages.

    La distribution n'est pas en reste. Catherine Frot est admirable, rayonnante et d'une incroyable subtilité (son interprétation seule suffit à justifier le film). Déborah françois, tout aussi juste en jeune femme tourmentée, parvient à donner à son personnage la profondeur et la portée qui conviennent. Les deux actrices prennent à bras le corps la complexité de la relation entre leurs deux personnages. Rapport qui oscille continuellement entre passion pour l'une, amour vengeur pour l'autre. Elles dégagent toutes deux une sensualité déconcertante.

    Rien n'est laissé au hasard. Le scénario est ténu mais implosif : une jeune femme retrouve son idéal (une pianiste virtuose) avec en elle de vieilles rancoeurs, et va l'aimer, d'un amour haineux, comme peuvent l'être tous les amours vengeurs. Le manque de substance, qui au premier abord aurait pu désservir le récit, est ici parfaitement maîtrisé. On prend part au voyage avec grand intérêt et une anxiété, liée au suspens infernal (qui tient à presque rien), qui est présente en continu. Denis Dercourt aborde une relation encore tabou, celle entre deux femmes, sans jamais sombrer dans le cliché, la facilité ou le surfait. Bien au contraire, il a su saisir toutes les facettes du sujet et nous offre un film, froid et rigide certes, néanmoins toujours esthétique et juste.

par Etienne Roche publié dans : Cinéma
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