En remportant avec 55% la primaire de Pennsylvanie selon les premières estimations,
Hillary Clinton se remet en selle pour l'investiture démocrate s'accordant une belle avance de dix
points sur son challenger Barack Obama.
Une défaite dans cet Etat aurait certainement mis fin à tout espoir pour elle étant donné que Barack Obama la devance dans tous les domaines (chiffres cités par Libération) : nombre de
délégués (1650 contre 1508), nombre d'Etats (28 contre 17) et nombre de voix (13,3 millions contre 12,6). Cependant, H.Clinton a remporte tous les "grands Etats" tels que New York ou la
Californie ce qui lui donne un avantage symbolique vu le nombre de votants concentrés dans ces régions pour la présidentielle elle-même.
La campagne des primaires américaines a été rythmé par des
déclarations assez déroutantes aussi bien de Barack Obama qu'Hillary Clinton. Le premier a par exemple sous-entendu que John
MacCain (le candidat républicain) serait moins pire que G.W. Bush (ce qui est plutôt maladroit dans une campagne qu'on compte gagner) et Hillary Clinton a affirmé qu'elle n'hésiterait pas à
"réduire à néant" l'Iran si ce pays attaquait Israël (un vocabulaire si belliciste n'est pas forcément bienvenu vu les tensions internationales actuelles). L'ex-première dame a également intégré
une vidéo de Ben Laden dans son dernier de clip de campagne... Pas toujours du meilleur goût...
La confrontation Barack vs. Hillary est donc loin d'être finie alors que se profilent les primaires dans encore 9 états. H.Clinton a réuni 3 millions de dollars de plus, grâce à Internet,
au lendemain de sa victoire en Pennsylvanie - elle qui avait tant de mal à lever de nouveaux fonds ces derniers temps - preuve que sa candidature est bien relancée. L'investiture sera accordée à
l'un d'entre eux en août...
Petite revue de presse :
Clinton se relance dans la course à l'investiture démocrate - Libération
Le match sans fin entre Hillary et Obama - Courrier International (citant le Washington Post)
Clinton
affirme que les USA pourraient "réduire à néant" l'Iran - La Tribune (citant Reuters)