Obama a remporté mardi la primaire démocrate. Il est donc certain d'obtenir l'investiture du parti.
Devant lui, une immense travail de réunification à mener car le parti s'est déchiré pendant plusieurs mois entre lui et Hillary Clinton qui pourrait, selon certaines rumeurs, former un ticket
avec lui bien que d'autres démocrates soient également souvent cités pour la place de vice-président.
Barack Obama entre maintenant dans la "vraie" campagne qui l'oppose à John MacCain, le candidat des républicains.
Hillary Clinton apportera son soutien officiel au candidat démocrate dès samedi. Dans une lettre à ses partisans, mercredi 4 juin, elle reconnaît sa défaite et leur demande de soutenir
son ancien challenger bien qu'elle ne se soit pas encore officiellement retirée de la course.
Dès mardi soir, les réactions ont été nombreuses aux Etats-Unis. La secrétaire d'Etat
Condoleeza Rice, pourtant républicaine, a affirmé qu'une la désignation d'un candidat métis montrait
à quel point les USA étaient "un pays extraordinaire".
Le cinéaste
George Lucas a comparé Obama à "un héros" pour "tous ceux d'entre nous qui ont des rêves et de l'espoir".
En France,
Ségolène Royal a immédiatemment réagi. Voici ses propos :
"Je suis très heureuse du beau succès de Barack Obama à l'issue des élections primaires américaines et je tiens à lui adresser mes félicitations les plus chaleureuses. Je l’avais soutenu dès le
départ, avant même qu’il ne devienne favori. C'est un choix historique, celui d'un porteur d'espoir qui a prouvé, durant ces primaires âprement disputées, qu'il incarnait pour son pays un
formidable désir de changement et d'avenir. Il incarne l’Amérique d’aujourd’hui et de demain, l’Amérique métissée. Il a massivement mobilisé les jeunes, de toutes origines.
Aux Etats-Unis, le 4 Février dernier, je me suis mêlée à la foule d'un de ses meetings à Boston et j'ai vu la ferveur que suscitait son message auprès d'Américains de tous âges et de toutes
origines, fraternellement unis.
De tous les procès instruits contre lui, Barack Obama a su faire une force sans jamais se laisser aller à répondre aux coups bas. Sa campagne populaire et citoyenne, son parti-pris de
rassembler, sa capacité à faire bouger les lignes sans sectarisme, sa fermeté sur des valeurs fondamentales ont réconcilié avec la politique beaucoup de ceux qui s'en étaient détournés, à
commencer par les plus jeunes.
A l'inverse de tant de responsables politiques qui se disent expérimentés, il a eu, sur l'intervention américaine en Irak, un jugement lucide et c'est, pour en finir avec les errements des
années Bush, un atout de poids.
Je lui souhaite aujourd'hui d'avoir, pour l'épauler dans la campagne qui s'ouvre, un Parti soudé à ses côtés car c'est une des conditions de la victoire."
Du fait de la fin des primaires, je supprime la page les concernant dans la colonne de gauche.